METZ
La belle Messine
Je te pensais grise
Je t’ai découverte pierre d’ocre jaune
Et reflets de rose dans le couchant.
Je te redoutais forteresse
Je t’ai admirée embalconnée
Enrosacée sur tes frontons et tes tympans
Je te voyais obscure
Et mes yeux éblouis
A travers tes vitraux ont capturé l’Orient
Je te jugeais aride
De la Moselle à la Seille
J’ai parcouru tes rives inlassablement
Je te croyais terrienne
Mais ton vaisseau de pierre
Je l’ai vu se hisser prêt à prendre le vent
Je t’imaginais froide
Devant tes arcades j’ai rêvé d’Italie
Passionnément
Je pensais n’avoir rien à dire
Sur toi
Et me voilà
Metz
2e prix ex aequo aux Joutes poétiques de Metz ( 28/02/09)
Annie Mullenbach-Nigay
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